A propos du Projet RAITAP

 

« Repenser l’Action préventive face au risque d’inondation à une échelle Territoriale intégrant l’Action Post-inondation »


Dans le cadre de l’appui apporté aux pouvoirs publics en matière de gestion des risques d’inondation, le Cerema a présenté en 2015 un projet de recherche à vocation opérationnelle dénommé « Repenser l’Action préventive face au risque d’inondation à une échelle Territoriale intégrant l’Action Post-inondation ».


L’augmentation du coût des dommages liés aux inondations est aujourd’hui une réalité et la stabilisation à court terme, puis l’inflexion et l’inversion à moyen terme de cette courbe comme un enjeu prioritaire afin de garantir la pérennité du système de solidarité.

Ce projet cherche à définir les modalités d’intégration du risque d’inondation aux différents modes d’aménagement et permettant un développement économique équilibré des territoires. La question générale posée est donc celle des modalités à mettre en œuvre pour parvenir à une réduction mesurable du coût lié aux inondations en accord et en cohérence avec un développement économique des territoires.

Les travaux entrepris, au sein du programme RAITAP, visent à explorer l’hypothèse selon laquelle les opérations de renouvellement peuvent constituer une opportunité pour soutenir une politique de réduction de la vulnérabilité qui dépasse la seule mise en œuvre de mesures techniques sur le bâti. Selon cette même hypothèse mais dans une perspective de plus long terme, le projet RAITAP va permettre d’explorer une dimension post-catastrophe peu étudiée jusqu’à présent, par le développement d’actions post-crue, ainsi que l’acceptation sociétale de ce type d’actions. On constate que la phase de reconstruction après la crue ne conduit pas à une réduction mesurable de la vulnérabilité des biens. Le projet RAITAP propose d’envisager la période post-catastrophe comme une opportunité pour la mise en place d’actions de réduction de la vulnérabilité lors de la phase de reconstruction.

Ce projet, porté par des agents du Cerema issus du domaine des risques, de l’aménagement, de l’économie et des sciences humaines et sociales présente la particularité :

- d’être alimenté par des projets opérationnels d’envergure nationale ou locale, assurant ainsi une prise en compte régulière des grands choix d’orientations de cette politique publique, et permettant aux contributeurs du projet de positionner leur réflexion dans un cadre bien connu ;

- de recourir à des sites expérimentaux partenaires, pour lesquels les collectivités locales doivent donner leur accord, et ainsi de tester en grandeur nature des hypothèses de travail, basées sur des cas réels ;

- de se placer potentiellement à droit non constant : il s’agit d’envisager à terme l’élaboration d’un cahier de recommandation à destination des pouvoirs publics visant à une évolution de la réglementation et des pratiques en matière d’action de réduction de vulnérabilité, afin notamment d’intégrer une action post crue au sein de la politique de prévention des risques.

Le projet RAITAP est structuré en quatre axes de travail  :

  • Axe 1 : Étude sémantique autour des notions clés participant à définir la période « post-crue »
  • Axe 2 : Quantification et qualification de la vulnérabilité des territoires face au risque d’inondation selon les échelles spatiales et temporelles
  • Axe 3 : La construction d’une action post-crue : quels temps d’actions possibles?
  • Axe 4 : Les outils au service du diagnostic de la vulnérabilité



Contacts :

Gwenaël JOUANNIC, Laboratoire de Nancy (gwenael.jouannic@cerema.fr)

Fabrice ARKI, Laboratoire de Nancy (fabrice.arki@cerema.fr)